Le clap de fin des cérémonies de trois jours ( du 3 au 5 août 2026) des obsèques officielles du général de brigade Ezo’o Mvondo Simon, a eu lieu le 5 septembre dernier à Essam-Esse dans l’arrondissement de Sangmélima._
Dans ce village du département du Dja-et-Lobo où est né le général défunt de 67 ans, l’ultime cérémonie d’adieu s’est muée en un concert de reconnaissance et de gratitude à la mémoire du disparu. Le message de condoléances du président de la République à la veuve, lu par le préfet du Dja-et-Lobo, est un panégyrique.
“ Le général de brigade Ezo’o Mvondo Simon a servi la Nation avec loyauté, rigueur et abnégation tout au long d’une carrière exemplaire”, écrit le président de la République et d’ajouter qu’il a constamment fait montre d’un sens élevé du devoir, d’un professionnalisme avéré et d’un attachement indéfectible aux institutions de la République. Que la Nation reconnaissante, gardera de cet officier général d’exception, le souvenir d’un chef militaire dévoué, d’un serviteur de l’État accompli. »
Le service religieux n’est pas en reste. Le pasteur Abossolo Ze Célestin, par ailleurs secrétaire général de l’Eglise presbytérienne camerounaise ( Epc), a entamé avec la prière en remerciant Dieu d’avoir fait don à la famille du défunt, à la Nation et à l’Église, d’un homme comme le général de brigade Ezo’o Mvondo Simon.
“Un militaire humble, aimé par les siens, l’Église et la Nation”. La lecture biblique est un extrait de 2 Samuel 3: 32 et 38. A l’image du roi David proclamant à l’assassinat du général Abner qu’un grand homme est tombé en Israël, le prédicateur va déclarer qu’un grand homme est tombé au Cameroun, à Essam-Esse. En plus de ceci, il a salué l’impact, l’influence de la vie du général de brigade Ezo’o Mvondo Simon. Une influence qualifiée de positive car ce dernier était “un homme droit et intègre de cœur”.
En plus de ceci, les témoignages des membres de la famille et des proches convergent vers le même sens. Dans ce sillage, la voix des élites d’Essam-Esse est portée par le professeur Wullson Mvomo Ela. Il va dire les remerciements à la République, pour les obsèques officielles car de mémoire, la communauté Esse n’avait jamais vu une telle mobilisation. Il a remercié le chef de l’Etat d’avoir élevé un Esse au grade de général.
“ Merci à celui qui est la main de la République…Merci à la grâce qui est faite à notre canton…Merci à Simon qui fut une élite de développement, une élite de protection, une élite de socialisation…Un moment de grande fierté républicaine, nous n’avons jamais assisté à un évènement d’une telle magnificence”.
Quant à la représentante des belles filles, Elle a confié qu’il était un homme simple, humain et altruiste…”Nos craintes et nos soucis étaient tiennes…Merci pour ta générosité et ton humilité”.
En ce qui concerne la lecture de l’éloge funèbre faite par le général de brigade Nka Valère, commandant des écoles et centres d’instruction interarmées, il va présenter le défunt comme
“un grand homme, un charismatique…Un grand soldat…Ceux qui l’ont côtoyé retiennent de lui qu’il était un officier écouté pour sa rectitude morale, sa discipline, son sens du devoir, sa rigueur professionnelle et son patriotisme..”. Le Comeciia poursuit en révélant qu’il était
homme digne et vrai…Chef militaire altruiste, attentionné et attentif, il a su placer l’homme au centre de son commandement…Il avait le sens du partage et faisait beaucoup de dons et de libéralités.
Rassembleur, passionné et amoureux de la musique… Un bon vivant…Un père attentif, le papier adoré. Le tonton de tout le monde, le grand-frère, l’ami et le bon camarade…Ses amis se recrutaient dans les dix régions du pays, il avait le tribalisme et le repli identitaire en honneur; Bulu et fier de l’être, de l’église Epc. 43 ans au service de l’État”,
assure-t-il et de rappeler cette maxime d’ Antoine de Saint-Exupéry:
« Ceux qui ont vécu ensemble ne meurent jamais tout à fait. Car ils demeurent dans les mémoires de ceux qui les ont aimés. »
Dans la foulée, il a précisé la pensée du peuple de la forêt sur la mort.
“Ceux qui meurent s’en vont et apprennent à ceux qui restent « ou que
» Ceux qui meurent et s’en vont apprennent à ceux qui vivent et qui restent “.
Il s’est aussi agi d’un récital des œuvres de ce grand officier général qui a participé à la sécurisation de Douala en 2008 tout comme aux frontières avec la Centrafrique, le Gabon, et le Congo-Brazzaville. C’est à juste titre qu’il a été décoré le 4 septembre dernier par le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense au nom du chef de l’État, de la Croix de la valeur militaire du Cameroun à l’ordre de la Nation, à titre posthume.
Autour de Joseph Beti Assomo et de ses collaborateurs, on notait la présence de plusieurs ministres dont celui des Finances; de l’Enseignement supérieur; de la Décentralisation et du développement local; et des Forêts et de la faune, le gouverneur et le président du conseil régional du Sud, entre autres.