Alors que le Cameroun se prépare à l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, une initiative inédite portée par l’expert en communication Eric Chinje et des membres influents de la diaspora prend de l’ampleur. Baptisé Projet C, ce mouvement entend faire du prochain scrutin un référendum historique contre les 43 années de gouvernance du président Paul Biya. Autrement dit, il sera question pour chaque électeur de voter pour ou contre le bilan du régime du Renouveau national..« Le 12 octobre, il ne s’agira pas seulement de remplacer un président par un autre », explique un porte-parole du mouvement. « Il s’agira de choisir un architecte politique capable de poser les fondations d’un Cameroun nouveau. »
Un contexte lourd d’héritage
Ils sont tous unanimes que depuis plus de quatre décennies, les Camerounais ont vu leur pays sombrer dans une crise multidimensionnelle : conflit armé dans les régions anglophones, sans solutions politiques durables..Ils évoquent aussi la corruption systémique et les réseaux clientélistes enracinés, les infrastructures délabrées, le chômage endémique et croissant; l’absence chronique de leadership visible au sommet de l’État.« Nous faisons face à un régime ayant perdu la volonté et la crédibilité de diriger », poursuit le communiqué.
Un pays de promesses étouffées
Pourtant, le Cameroun possède des atouts considérables : une population jeune et résiliente, des ressources naturelles abondantes, une double identité francophone et anglophone, et une position stratégique au cœur de l’Afrique centrale, aux portes du Nigeria — le géant démographique du continent. En dépit de toutes ces opportunités, selon le Projet C, « 65 ans après l’indépendance, dont 43 sous Paul Biya, notre peuple s’est vu refuser son avenir. »..
Une élection comme point d’inflexion
Le Projet C insiste : <<cette présidentielle n’est pas une formalité, mais un carrefour décisif>>. Fait-il poursuivre la voie actuelle, marquée par le déclin ou oser un nouveau départ, vers la prospérité, l’unité et la dignité? Face à cette question de rupture, le mouvement appelle à une participation massive à l’élection présidentielle d’octobre prochain. « S’abstenir, c’est cautionner la stagnation. Se mobiliser en nombre record et voter contre le régime actuel, c’est ouvrir la voie au renouveau », affirme le communiqué.
Une dynamique déjà en marche
En quelques semaines, le Projet C a :Mobilisé des ressources au sein de la diaspora,. Il a formé des journalistes pour garantir une couverture électorale équitable. Par ailleurs, le Projet a engagé six des onze candidats de l’opposition dans des discussions sur des stratégies de coalition. Il a aussi lancé une campagne de sensibilisation pour encourager la diaspora et les Camerounais au pays à prendre part activement au processus démocratique. Dans les prochains jours, le mouvement compte dévoiler le profil-type d’un leader capable de guider le Cameroun vers un avenir inclusif et prospère.
Un appel à l’action nationale et internationale
« Le Cameroun est à un moment charnière. L’avenir sera décidé non seulement par ceux qui détiennent le pouvoir, mais aussi par ceux qui osent exiger le changement », conclut Eric Chinje. Le Projet C exhorte les partenaires internationaux à observer le processus électoral de près et appelle chaque Camerounais, au pays comme à l’étranger, à se montrer à la hauteur de l’histoire.











