Le Mindef et les femmes démêlent l’écheveau de l’égalité des sexes. C’était l’évidence au cours de la cérémonie commémorative de la Journée internationale des droits de la femme (Jidf) à la Cour d’honneur du Quartier général du ministère de la Défense (Mindef), le 8 mars dernier après le défilé au boulevard du 20 mai.
Deux allocutions et des intermèdes musicaux vont ponctuer la cérémonie courue et sobre. Dans son allocution, le maître des céans va indiquer qu’au cours de la semaine de la femme militaire dans son ministère, plusieurs activités ont été menées à l’exemple des tables rondes, des ateliers, des expositions entre autres qui visaient à mettre en exergue les difficultés auxquelles les femmes sont toujours confrontées.
« La journée internationale de lutte pour les droits de la femme, appelée dans notre pays Journée internationale de la femme, n’est pas une occasion de pavoiser, de beuveries ou des dérives ; c’est une réelle occasion de sensibilisation et de plaidoyer pour faire des femmes des personnes et des citoyennes à part entière, des actrices éclairées de notre marche vers le développement. Il s’agit pour la société de conjuguer des efforts pour atteindre l’égalité homme-femme », a rappelé in extenso Joseph Beti Assomo aux femmes militaires sans doute avisé par la triste actualité au sujet de certaines femmes le lendemain du 8 mars.
Il a souligné par ailleurs que le thème appelle au renforcement et à l’accélération des actions visant la réduction rapide des inégalités entre les hommes et les femmes dans tous les domaines de la vie. Il a poursuivi dans ce sens en indiquant qu’à travers ce thème, « l’Etat, les organisations publiques et la société civile sont tous concernés et interpellés afin de prendre des mesures qu’il faut pour le renforcement de l’implication des femmes dans tous les secteurs de la vie, politique, économique, sociale et culturelle ». Le patron de la Défense a ajouté qu’au sommet de l’Etat, l’égalité des sexes est une préoccupation réelle.
Ainsi la Snd20-30 vise de manière globale, a-t-il assuré, à améliorer la situation de la femme camerounaise. Il s’est appuyé aussi sur le message de chef de l’Etat à la jeunesse le 10 février dernier où il invitait la jeune femme à saisir toutes les opportunités dans la mise en œuvre du Plan triennal intégré d’import-substitution 2024-2026. Ceci bien compris en vue de son autonomisation, de sa participation active au développement du pays.
En ce qui concerne la situation au sein de son département ministériel, il a confié que l’approche genre est une réalité et que les points focaux genres existent dans tous les services du ministère. Dans la foulée, il a rassuré que des mesures tendant à favoriser l’intégration des femmes en milieu militaire sont mises en œuvre. C’est dire que la promotion du leadership féminin au Mindef est un nec plus ultra.
Au chapitre des félicitations, il a ouvert le bal avec « les femmes qui ont brillé de mille feux au cours du défilé devant la Première dame ». Il s’en est suivi avec la porte-parole des femmes pour la réussite de toutes les activités au cours de la semaine de la femme au Mindef. Il s’agit en l’occurrence du colonel Mbom Yek Mpaloa Edwige, le directeur adjoint des Sports, des activités culturelles et artistiques, représentant des femmes pour la circonstance au Mindef.













