La présentation du diplomate américain a porté sur le thème <<Construire de meilleures politiques : les think tanks aux États-Unis et au-delà »>. Dans la foulée et dans la ferve qui est sienne, il a a précisé :<<citoyens de tout le Cameroun et de toute la région, avoir les échanges que nous avons eues hier et que vous continuerez aujourd’hui est extrêmement important car c’est à travers ce type de forum, que vous acquerrez des compétences et les connaissances que vous développerez tous et que vous partagerez les uns avec les autres.
Et c’est exactement le type de dialogue inclusif dont les démocraties matures et en pleine maturation ont besoin>>. En prenant l’exemple de son pays, il a souligné qu’aux États-Unis, les groupes de réflexion jouent un rôle unique en reliant les mondes de la recherche, du débat public et de l’élaboration des politiques. Des institutions américaines telles que la Heritage Foundation, le Cato Institute, la Brookings Institution, l’Atlantic Council et bien d’autres, malgré leurs tendances politiques qui peuvent varier et leurs priorités thématiques qui peuvent également varier d’une à l’autre, partagent un engagement en faveur d’une analyse rigoureuse, d’un dialogue ouvert et de l’engagement du public. La Heritage Foundation, par exemple, est connue pour son travail approfondi dans la promotion d’une politique économique conservatrice, de la sécurité nationale et des réformes de gouvernance. Il traduit ses recherches en recommandations concises et concrètes, souvent rédigées dans un langage clair et simple, les rendant accessibles aux décideurs politiques comme au grand public. Le Cato Institute, avec ses tendances libertariennes, se concentre sur la liberté individuelle, les solutions de marché et un gouvernement limité. Cato avance souvent des idées qui remettent en question le consensus politique dominant aux États-Unis, qui repose essentiellement sur un système bipartite et biphilosophique, nous rappelant que penser de manière indépendante signifie parfois nager à contre-courant, voire créer son propre courant. La Brookings Institution est largement reconnue pour son approche non partisane et plus académique. Ses chercheurs mènent des recherches à long terme qui éclairent les débats sur des sujets aussi variés que la politique macroéconomique ou l’urbanisme, en mettant l’accent sur le développement et la gouvernance mondiale. Bien qu’officiellement non partisan, le Brookings Institute est considéré, par rapport au deux premières organisations que je viens de mentionner, comme se situant davantage à gauche ou à droite de l’échiquier politique américain. La 3ème édition qui a mis la clé sous le paillasson en fin de semaine dernière, a brassé une foultitude d’idées qui peuvent aider effectivement les pouvoirs publics à mettre les politiques pour le bonheur du grand nombre. Surtout qu’il est reconnu, des la séance d’ouverture du Dr Denis Foretia, sur l’Afrique centrale est la sous région la moins intégrée sur le continent, la marque de la planète où en dépit des ressources naturelles gigantesques, il règne scandaleusement une pauvreté sans borne. C’est ici que le chômage au sein de la jeunesse atteint des pics entre autres. Dans la sous -region, on ne recense que 20 think tanks. Il était donc question, d’édifier ces think tanks pour qu’ils œuvrent pour le changement dans cette partie du monde..<<Nous devons être le changement que nous voulons voir dans le monde>>, comme le disait Mahamat Gandhi a été reprise en Choeur . Il svete aussi rappelé que lorsqu’un État commet une erreur de politique publique, il faut en moyenne deux à trois décennies pour les corriger. L’espoir à la sortie de ce forum très courru, est de voir les think tanks d’Afrique centrale s’autonomiser en matière de financement. Tant que les financements viendront de l’extérieur, les think tanks travaillerons ou feront ce que le financier exige..Au 4ème Forum on suivra attentivement ces think tanks dans leur narratif au quotidien et surtout ce qu’ils ont apporté dans l’émergence des différents pays de la sous-région.












