L’année dernière, le lien Armée-Nation si cher aux sécurocrates et stratèges camerounais a pris du galon d’officier supérieur avec le thème « Armée et Nation, unies pour un Cameroun tourné vers la paix et la prospérité ». C’est dire que la cible ou l’adversaire de la Nation et de son Armée est toute menace à la paix et à la prospérité. Au premier chef de cette alliance génétique, sanguine ou ombilicale, il y a la recherche de la paix. De ce point de vue, tout ce qui peut être une nuisance de quelque ordre que ce soit pour le bonheur,
l’épanouissement et le bien-être des Camerounais, devient la cible des coups létaux de l’Armée. Par exemple, sur le plan sanitaire, l’Armée supplée grandement les services de santé publique civile avec les hôpitaux militaires de pointe dans les cinq Régions militaires interarmées (Rmia) dont les chefs-lieux sont Yaoundé pour la Rmia1 qui couvre les régions administratives du Centre, du Sud et de l’Est. Qui ignore les services rendus par l’hôpital militaire de Yaoundé ? L’hôpital militaire de Douala couvre la Rmia 2 pour le compte des régions du Littoral et du Sud-Ouest avec l’hôpital logé à Douala. La Rmia 3 couvre l’Adamaoua et le Nord dont l’hôpital est à Garoua. Maroua est le chef-lieu de 4ème région militaire qui couvre l’Extrême-Nord. Quant à la 5ème Rmia elle couvre les régions de l’Ouest et du Nord-Ouest avec Bamenda comme chef-lieu.
A côté des régions militaires, il y a le complexe militaire des Invalides de Yaoundé inauguré en novembre 2024. Aussi bien les militaires que les civiles y sont rééduqués. Bien plus, on voit ces hôpitaux organiser des consultations gratuites et très courrues en faveur de la population comme ce fut le cas récemment à Douala. En matière d’insécurité et de lutte contre le grand banditisme, l’Armée camerounaise, telle que les Lions indomptables sont au chevet de la population aussi bien sur terre que sur mer. I
l n’est plus besoin de revenir sur la lutte sans merci infligée à l’hydre terroriste Boko Haram dans l’Extrême-Nord, aux rebelles séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, tout comme la psychose que l’Armée camerounaise créée au sein de la rébellion Centrafricaine dans sa détermination de traverser les frontières à l’est du pays pour se constituer un butin de guerre, avec le vol de bétail ou d’enlèvement de personnes avec la clé, la demande de rançon. Face à tout cela, l’Armée apporte une réponse appropriée et rassure la Nation. Ces derniers temps, au cours des réunions de sécurité, on a entendu le Mindef s’attaquer à l’état de la voirie, de l’offre énergétique ou de l’eau.
Tout cela, il le met sur la table pour le bien-être de la population, de la Nation dans son ensemble. La paix tant désirée par l’Armée est aussi manifeste par sa volonté de dire le droit dans les tribunaux militaires à travers le pays. Les cas susceptibles de saborder la paix sociale sont confiés à la justice militaire qui maîtrise les tenants et les aboutissants de la paix sociale. Les intelligences de la crise anglophone sont pour la plupart jugées par les tribunaux militaires. Par exemple, Ayuk Tabe et les siens sont aujourd’hui condamnés et détenus à Kondengui par la Justice militaire. Même dans les régions en crise, on a vu les hommes en tenue enseigner les élèves, leur distribuer des kits scolaires et veiller à la sécurisation des élèves en milieu scolaire.
On peut multiplier à volonté tous les secteurs de la vie sociale pour se rendre compte de la présence effective de l’Armée pour la quiétude ou la paix de la population. Elle combat les incendies à répétition dans les marchés de nos villes, tout comme lors des catastrophes naturelles ou provoquées. De ce point de vue, l’Armée est véritablement l’aiguillon de la paix, la grande veilleuse, la sentinelle ou la couveuse de la Nation camerounaise. Sans elle, la Nation est perdue et sans la Nation, elle n’existerait pas.













