Une des vitrines de l’Armée au sein de la Nation, est son patrimoine immobilier dont les bâtiments. On reconnaît le moine par son habit même si l’habit ne fait pas le moine. Tout de même, l’Armée revêt des habits neufs qui rassurent la Nation au jour le jour. Le Mindef Joseph Beti Assomo a les outils en main et construit des édifices à tour de bras pour l’Armée. Ainsi, il y a le chantier à Ekoum- Abang par Awae où se construit le nouveau campus de l’Ecole militaire interarmées (Emia). Le 18 juin 2024 le Mindef était sur le site de 45 hectares pour toucher du doigt l’état d’avancement de la première phase de la construction d’infrastructures modernes répondant aux normes et aux attentes de la formation des futurs officiers.
A terme, les nouvelles infrastructures pourront accueillir en même temps 1600 élèves-officiers et officiers élèves (1200 élèves-officiers et 400 officiers élèves). Les infrastructures de la première phase comprennent entre autres, un bâtiment R+1 de 444 m² abritant la Division de la formation initiale ; une infirmerie de 300 m² ; un poste de police avec mirador et locaux disciplinaires ; deux bâtiments de type plain-pied de 335 m² pouvant abriter 250 élèves-officiers chacun ; un réfectoire avec cuisine et magasin de 760 m² ; un hangar de 200 m² par garage ; un magasin d’armes (bâtiment R+1) ; une soute à munitions semi-enterrée ; un forage avec château d’eau de 10.000 litres ; un bâtiment de type plain-pied de 452 m² pour 80 élèves-officiers d’active féminins ; un bâtiment R+1 de 2110 m² pour 400 élèves-officiers masculins ; un bâtiment R+1 de 640 m² pour le logement des cadres ; une cour d’honneur de 4200 m² avec mât de drapeau ; un champ de tir ; deux terrains multisports (handball, basketball, volleyball) ; un terrain de football avec piste d’athlétisme ; un terrain de football avec parcours de combattant. En ce qui concerne la phase deux, elle prendra en compte les infrastructures de la 1ère et de la 2ème année et la phase trois les infrastructures pour les stages d’imprégnation, de commandant d’unité, ainsi que les infrastructures des services communs (hôpital, soute à carburant, zones résidentielles…) Les travaux sont menés de main de maître par le Génie militaire.
Un autre chantier est celui du Complexe militaire des Invalides de Yaoundé. Il est situé à proximité de l’hôpital militaire de la Région militaire interarmées n1 (Rmia1) et du ministère de la Défense et couvre un site d’environ 8420 m². Cet établissement hospitalier comporte 4 grandes zones, disposant d’une autonomie en eau potable (un forage), en énergie (un groupe électrogène) et un moyen de mobilité (deux ascenseurs): la zone de soins et de suivi, la zone de détente, une zone connexe, une zone études et recherches et une zone exposition. Le complexe a une capacité d’hébergement de 325 places, dont 9 dortoirs, 46 chambres doubles, 10 chambres individuelles et 5 studios haut-standing. Ce projet vient à point nommé à l’heure où les troupes de l’armée sont de plus en plus sollicitées sur divers fronts. Ce complexe, réalisé par le Génie militaire règle donc la problématique liée au nombre élevé des militaires en évacuation sanitaire et palie les soucis d’hébergement durant le temps de traitement. Le Directeur de la santé militaire, se livrant à la presse, a indiqué que aussi bien les civils que les militaires seront pris en charge dans ce complexe.
Joseph Beti Assomo a également construit ces derniers temps le tribunal militaire de Yaoundé. Ce tribunal est implanté sur un terrain de 4000 m² au quartier Ngoa Ekele. L’édifice ultramoderne comprend plus de 40 bureaux, une réserve de bunker pour permettre au greffier de stocker les documents et équipements incriminés, un restaurant spacieux, une salle de réception pour les avocats, un parking automobile, deux salles d’audience de 60 et 360 places.













