L’Armée du Cameroun est le corps social par excellence qui regorge toutes les compétences de la Nation puisées dans toutes les régions et donc dans toutes les communautés sociologiques, religieuses, ethniques ou linguistiques du pays. Les recrutements sont organisés dans tous les dix régions sur toute l’étendue du territoire national. Toutes les composantes de la Nation toute entière se reconnaissant en cette Armée qui protège et défend les biens et les personnes de toutes les menaces sur l’espace vital national et aux frontières.
Parce que la Défense nationale est permanente car personne ne sait ni le jour ni à quelle heure, ni à quel endroit l’ennemie (humain ou naturel) va frapper, il est recommandé à tous les citoyens d’être en intelligence partout où elle se déploie, car c’est en leur faveur et pour leur protection qu’elle existe et agit. Or parce qu’elle porte des armes, susceptibles de violence et de létalité, la Nation a la fâcheuse tendance de redouter l’Armée et non de collaborer avec elle. Cette perception de la Grande muette est née certainement pendant la guerre d’indépendance où les bévues des colonisateurs étaient réelles.
Depuis lors, l’eau a coulé sous le pont, et le concept s’est affiné avec les grandes crises sécuritaires que sont la guerre contre le Nigéria au sujet de la presqu’île camerounaise de Bakassi ; la crise anglophone dans les deux régions troublées du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ; la guerre dans l’Extrême-Nord contre la pieuvre terroriste et islamiste Boko Haram. Face à ces crises et particulièrement à Bakassi, l’apport de la population locale dans le renseignement prévisionnel n’était pas négligeable sur le terrain militaire. Tout comme aujourd’hui encore dans la guerre contre Boko Haram, les comités de vigilance sont en première ligne pour informer en temps et en heure le déploiement de l’ennemi sur le terrain.
On a vu les soldats, armes en bandoulière en train de dispenser les cours dans les salles de classe, dans les zones rouges dans le septentrion du pays. De même, parce que l’Etat a déclaré ces trois unités administratives, des régions économiquement sinistrées, l’Armée est au premier plan en tout, dans la mise en œuvre du Plan présidentiel du développement. Dans ces parties u pays, le concept Armée-Nation a plus de poids et de sens, car l’Armée est comme une poule-mère qui défend la population comme ses poussins contre toutes formes de menaces.
Bien plus encore, alors que la crise battait son plein dans les deux régions anglophones, l’Armée n’a jamais reculé. Elle a continué de continué de célébrer l’unité nationale en défilant, comme le 20 mai 2026, elle va exposer en défilant devant la Nation, pour la rassurer que son moral et les moyens conséquents sont au beau fixe pour défendre la Patrie en tout lieu, en toute heure et en toute circonstance. C’est l’armée de tous les Camerounais, et les Camerounais sont avec elle comme avec son équipe nationale de football. Les Lions indomptables de la gâchette contre l’ennemi.













