Le maire de la commune de Foumban l’a relevé, tout en demandant avec finesse au gouverneur Fonka Augustine s’il se souvenait de ce qui s’était passé. Toute la décrispation de l’atmosphère délétère, électrique ou explosif entre le prédécesseur de Um Donnacien et le Maire de Foumban est à mettre en partie à l’actif de ce dernier qui s’en va dans le département de la Vina, région de l’Adamaoua. << Le 12 janvier 2021 nous étions ici pour accueillir le préfet Um Donnacien. Monsieur le gouverneur, vous souvenez -vous >>, a lancé subrepticement l’édile de la ville de Foumban. Certainement que le gouverneur a revu cela avec une onde de choc, car ce jour-là , de concert avec le trucculent préfet Boyomo, il avait carrément décidé que le maire Tomaïno Ndam Njoya n’allait pas prendre la parole pour accueillir les hôtes dans sa cité. Une manifestation grandeur nature avait convaincu Monsieur le gouverneur à revoir sa copie. Le Maire avait finalement parlé, gagnant ainsi en quelque sorte, à l’exemple de l’enfant noir dans les rues de Memphis ( cf Richard Wright, Black boy) son droit de cité dans sa propre cité. Toujours pour évoquer l’esprit anti républicain qui avait cours à Foumban en ces temps-là, Tomaïno Ndam Njoya n’a pas manqué à révéler que la fonction administrative était capitalisée à Foumban. Une curiosité car L’administration est << une noble institution qui conseillé, contrôle la légalité et accompagne les transferts des compétences vers les Ctd en vue du développement harmonieux >>. Ces administrateurs déconnectés, selon les propos du maire de Foumban sont saisis comme de daltonisme. <<Il y en a qui n’ont pas le respect mutuel, la sincère collaboration, entre les Ctd et la tutelle, permettant leur goutte d’eau dans la mer des défis à prélever.>>, a déplorer la première magistrate de la ville. Pour terminer avec chapelets des manœuvres répréhensibles d’autrefois de la part du préfet évoqué, Tomaïno Ndam Njoya fustige le pédantisme régnant qui virait au mépris que subissaient les élus de L’union démocratique du Cameroun (Udc). Dieu merci peut -on espérer, cela est loin derrière aujourd’hui.
Avec Um Donnacien, comme un goût d’inachevé
<< Monsieur le préfet Um Donnacien, vous me permettrez au nom des populations de Foumban , en qualité de présidente du Syndicat des Communes du Noun, et porte-parole des délégués départementaux, conseillers régionaux au Conseil régional de l’Ouest, de réitérer, parce que je ne manque pas de vous le faire savoir, toute l’appréciation de votre administration à l’écoute >>, a d’entame lancé Tomaïno Ndam Njoya. Elle enchaîne aussitôt en indiquant qu’au niveau des réalisations, l’appréciation selon elle est mi-figue mi-raisin. <<Monsieur le préfet, je ne sais pas qui de vous ou de moi porte la grande responsabilité de la non réalisation à ce jour de notre projet commun de construction d’une tribune en bonne et due forme à l’image de Foumban, la capitale historique et la capitale du département du Noun>>, commence-t-elle. Elle a poursuivi en citant pêle-mêle, la rareté des financements , le crucial problème du foncier, les occupations des emprises publiques: les places publiques sont transformées en centres commerciaux; les faux et les vrais titres fonciers qui circulent. <<moi le maire, c’est une question difficile pour moi de répondre>>. Bien plus, elle indiqué qu’après 30 ans de la mise sur pied de la décentralisation, elle n’a toujours pas la foncière de sa ville. Elle a du reste indiqué qu’il s’agit d’une papate chaude que Um Donnacien refile à Chaïbou. Elle aussi précisé sur le conseil municipal a adopté une délibération pour libérer la Porte d’entrée de la ville de Foumban de toutes les représentations à caractère barbare en déni de la dignité humaine, des figures et des peintures sans consultation ni de la Mairie ni du Conseil municipal, qui est mieux placé pour demander aux populations <<de choisir entre les nombreux hommes et femmes de notre histoire commune , ceux et celles méritant d’être honorés à cet emplacement>>. Monsieur le préfet Um Donnacien, pour tout ce que vous avez pu faire avec nous, pour tout cet accompagnement, Merci beaucoup !
Que Dieu puisse vous accompagner avec toute votre famille,que tout caillou en route dégage pour que vous puissiez passer>>, a-t-elle conclu. .
Le préfet Chaïbou arrive dans un environnement républicain et démocrate
La population est heureuse d’accueillir le préfet Chaïbou qui prend les commandes dans le Noun. <<Nous sommes heureux de vous accueillir avec vos familles, avec vos proches, nous sommes impatients de continuer avec vous, notre noble mission de promotion du développement local. Welcome to Foumban. Vous vous trouvez dans un espace républicain et démocratique.>> Attachées à leur culture, les populations dans leur grande majorité savent respecter leurs valeurs traditionnelles, qui sont conformes aux normes démocratiques, aux droits de l’homme, à la loi. (Cf article 1 alinea 2 de la Constitution du Cameroun). En consacrant leur liberté fondamentale comme une valeur inaliénable. Ici, les populations adhèrent aux valeurs de justice, de solidarité, de diversité, d’égalité. Nous sommes un peu plus de 250.000 âmes à Foumban.Le document de planification de Foumban à savoir son Plan d’occupation des sols présente quatre pôles constitutifs de Foumban. Le Centre ville où la ville historique, il y a un pôle autour de Koupa-Matapit, un autour de Koudem, autour De Njikenkie, Marem. Autant de villes. La commune de Foumban se veut innovante et intelligente.Avec la crise dans les deux régions du Nord-ouest et du Sud-Ouest, l’accueil et la scolarité des déplacés restent une préoccupation majeure. C’est là des pistes que devra exposer le nouveau préfet Chaïbou à deux mois de l’élection présidentielle.











