Les enjeux de cette réunion d’évaluation sécuritaire spéciale où prenaient par outre le ministre de l’administration territoriale, Paul Atanga Nji; le secrétaire d’État à la Défense chargé de la gendarmerie, Yves Landry Galax Etoga ; le Secrétaire d’Etat à la Défense chargé des Anciens combattants et victimes de guerre, Kompa Issa; le délégué général à la sûreté nationale, Martin Mbarga Nguele et le directeur général de la recherche extérieure, Jean Pierre Robinson Ghoumo, du haut commandement et des officiers généraux de l’armée. En ligne de mire, la rentrée scolaire 2025/2026 du lundi 8 septembre prochain, l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, l’encadrement sécuritaire de la prochaine élection des conseillers régionaux le 30 novembre 2025, le prochain recensement général de la population et de l’habitat ainsi que le recensement de l’agriculture et de l’élevage 2025-2026 seront examinés. Bien entendu que les travaux se sont tenus à huis clos avec autour du Mindef le haut commandement militaire élargi aux ‘commandants territoriaux des régions militaires interarmées et régions de gendarmerie sous la conduite du général de corps d’armée, chef d’Etat-major des armées, ainsi que quelques invités spéciaux de certaines structures de l’État en charge des questions de Sécurité. Dans l’ensemble, Joseph Beti Assomo a indiqué dans son discours d’ouverture que la situation sécuritaire est dans l’ensemble sous contrôle. Au niveau national, il y a tout de même des poches de résistances sécuritaires. Ainsi, dans la région de l’Extrême-Nord, il est signalé des incursions de prédation des éléments terroristes de Boko Haram à la recherche de pitance, notamment dans les Départements du Mayo-Sava, du Mayo-Tsanaga, du Logone-et-Chari, et, tout récemment, dans le département du Mayo-Danay. Des incidents non négligeables dans les localités et villages situés le long de la frontière avec le Tchad. Les terroristes conservent un sérieux potentiel de nuisance et s’illustrent ces derniers temps par des actions de harcèlement des populations civiles. Les enlèvements des personnes, et des enfants en particulier, avec demandes de rançon, accentuent le sentiment d’insécurité. Des mesures fortes sont engagées pour mettre un terme à ce phénomène de grande criminalité, avec une action particulière contre les soutiens de ces criminels dont certains seraient en immersion au sein des populations. Il faut également noter dans cette Région, l’état de dégradation de certaines infrastructures routières. Cet état de choses doit être pris en compte par les instances et structures qui en ont la charge. Dans les deux régions anglophones troublées du pays, l’embellie sécuritaire se poursuit en depit des villes mortes de lundi. Les financements venant de la diaspora ont tari et les indépendantistes sont obligés de recourir aux enlèvements avec demande de rançons. La frontière Est qui connaît souvent des incursions des bandes armées est aussi sous contrôle. Bien plus , le Mindef a indiqué que la dégradation de la situation socio-sécuritaire suite à la fermeture de certains sites miniers dans le Département de la Kadey, a été très vite maitrisée grâce aux actions coordonnées des différentes entités gouvernementales. Dans l’Adamaoua on constate la résurgence du phénomène de prise d’otage avec demande de rançons.
Sur la façade maritime, le maillage sécuritaire demeure robuste. La situation est sous contrôle et les diverses Forces évoluant en synergie sur le plan d’eau combattent avec efficience la piraterie et le banditisme en mer. frontière Cameroun-Nigéria, frontière Cameroun- Tchad frontière Cameroun-Congo Brazzaville, frontière Cameroun-Guinée Equatoriale. La situation y est globalement calme et normale, les autorités civiles et militaires s’employant à régler par des rapprochements réguliers les multiples problèmes qui y sont signalés de temps en temps, notamment en ce qui concerne la circulation des personnes et des biens. Par ailleurs, à la veille de la rentrée scolaire et universitaire 2025-2026 et du début imminent de la campagne électorale en vue de l’élection présidentielle du 12 octobre 2025, un accent tout à fait particulier doit être également porté sur les actions de prévention contre la criminalité routière, le suivi étroit des poches de mécontentement social, le contrôle des mouvements des personnes et des biens, la proactivité dans la gestion des remus sociaux et des catastrophes d’origine humaine et naturelle, la lutte acharnée contre la violence urbaine et rurale, sans oublier les ingérences extérieures de toutes sortes.

Aux niveaux régional et international
Sur le plan régional, la situation politico-sécuritaire est marquée par les préparatifs des élections présidentielles dans de nombreux pays : Malawi, Côte d’Ivoire, Seychelles, Guinée, Tanzanie, Guinée-Bissau, Rca, entre autres. Ces échéances ont toujours constituée de délicates périodes charnières pour la construction des jeunes démocraties africaines. La situation sécuritaire sur le plan international reste marquée par la persistance de nombreux conflits, tensions et rivalités dont les répercussions sur l’économie mondiale continuent de se faire sentir avec acuité. Le Cameroun en subit les conséquences qui obèrent le pouvoir d’achat des ménages. Le climat sécuritaire reste ainsi très crispé et constitue une préoccupation des Etats et populations qui aspirent à la paix et à la stabilité.
Par ailleurs, le terrorisme international continue de faire des victimes dans le Sahel et dans la corne de l’Afrique.
A cela s’ajoutent les déchainements et aléas de la nature, avec leur lot de difficultés induites par les épidémies charriées par des inondations qui font de nombreuses victimes au sein des populations déjà démunies et d’importants dégâts matériels. Il y a lieu d’indiquer que toutes les résolutions qui seront prises seront transmises au chef de l’État qui a prescrit cette réunion d’évaluation sécuritaire spéciale.












