Ce 12 ème contingent des casques bleus parti du Cameroun est formé de 10 70 soldats de la paix comme il va chaque année . Ils sont 750 militaires au sein du Bataillon d’Infanterie, 320 gendarmes répartis au sein des deux unités de police constituées, ainsi que plusieurs officiers d’état-major, observateurs militaires et policiers individuels occupant des postes stratégiques. C’est avec optimisme que Joseph Beti Assomo leur a remis le drapeau, confiant de la fiabilité de formation reçue. <<Je ne doute pas un seul instant que vous saurez être dignes de la confiance que la Nation place en vous. Allez donc en mission avec honneur, courage et détermination ; accomplissez votre mission avec dignité et revenez, forts de l’expérience acquise, fiers d’avoir servi la cause universelle de la paix et le rayonnement du Cameroun.
Je vous souhaite à toutes et à tous une mission exemplaire et fructueuse, aux côtés de vos camarades des treize autres pays des cinq continents ayant des troupes à la Minusca>>, leur a -t-il dit in extenso avant de leur dire toute sa détermination de ne laisser impuni aucun écart de comportement. Il leur a promis que sa main sera lourde s’il devait en arriver à punir les dérives de comportement venant des rangs ou du commandement. <<Votre conduite devra être exemplaire : soyez disciplinés, concentrés sur vos objectifs, vigilants et imperméables à toute provocation. Que vos actions soient constamment guidées par les règles d’engagements, le droit international humanitaire et les plus hautes exigences éthiques>>, leur a-t-il prescrit avant de poursuivre que si dans l’ensemble leurs performances opérationnelles étaient unanimement saluées, certains comportements déviants pourraient altérer ou dégrader l’appréciation de l’ensemble du contingent, à l’instar des accusations d’abus et d’exploitation sexuels. Les cas passés, souligné le Mindef, ont récemment nécessité l’envoi par le siège de l’Onu au Cameroun d’une mission pour un examen croisé des cas signalés au passif de certains éléments des contingents passés. Il leur a rappelé que les petits trafics de carburant ont été efficacement jugulés grâce au mécanisme de contrôle national baptisé Élément de soutien national carburant, d’autres pratiques, telles que le commerce illicite de denrées ou de médicaments existent et pourraient ternir l’image de marque du pays. Il a prévenu: << si cela devait hélas arriver, nous aurons, croyez-moi, la main lourde pour les réprimer quel que soit le grade du mis en cause.>> Pour terminer, il les a engagés à créditer conscients de la complexité de l’environnement opérationnel où ils seront appelés à servir, environnement marqué par la présence de nouveaux acteurs bilatéraux et par une perception parfois mitigée des forces internationales par certaines populations locales..
Mendiant de la paix
Paul Biya, a rappelé Joseph Beti Assomo, est attaché à la promotion de la paix.Et fidèle à sa vision de «mendiant de la paix», il réaffirme, par des actes concrets, la détermination du Cameroun à adhérer à toutes les initiatives internationales de règlement pacifique des conflits et à contribuer résolument aux opérations de soutien à la paix à travers le monde. L’engagement du Cameroun en République Centrafricaine, <<pays frère uni au nôtre par des liens historiques, humains et géographiques, traduit l’attachement profond de notre peuple aux idéaux de solidarité africaine, de sécurité collective et de coexistence pacifique.Et c’est aussi dans cette logique que sur Ses Très Hautes Instructions, j’ai accueilli à Yaoundé, les 3, 4 et 5 septembre 2025, Monsieur le ministre de la Défense nationale et de la reconstruction de l’armée de la République Centrafricaine, avec qui j’ai signé le 4 septembre, il y a une semaine jour pour jour, l’Accord de partenariat de Défense entre le ministère de la Défense du Cameroun et le ministère de la Défense nationale et de la reconstruction de l’armée de la République Centrafricaine.>> Il y a lieu de convenir avec le Mindef que plus d’une décennie, les contingents camerounais déployés en République Centrafricaine s’illustrent par leur engagement, leur professionnalisme et leur discipline dans les contingents successifs des casques bleus à la Minusca, où ils ont contribué d’années en années aux efforts de la Communauté internationale pour la stabilisation et le retour de la paix en Rca. Cette expertise des casques bleus venant du cameroun est redevable certainement à la formation de qualité reçue par les soldats, gendarmes et policiers à Motcheboum en route pour les missions de paix à travers le monde.












