La dizaine des organisations de la société civile ( Osc), en mission d’observation électorale (Moe), a en réalité fait cette déclaration préliminaire d’observation, certainement prise de court par le risque de volatilité dans le Nord du pays. On apprend de cette déclaration que les Osc <<appellent les autorités impliquées dans la compilation des résultats à la responsabilité absolue et au respect du choix du peuple souverain.>>
Bien plus, elles appellent les autorités administratives, politiques et sécuritaires à s’abstenir de toute tentative de menaces, d’intimidations et de pression sur le candidat Issa Tchiroma Bakary et ses sympathisants. En effet, <<les mouvements des forces de sécurité non loin de son domicile et les violences qu’ils ont suscitées sont inadmissibles>>.
Par ailleurs, les Osc exhortent les responsables de la Commission nationale de recensement des votes, et les membres des commissions départementales de supervision à faire preuve de diligence, du plus haut degré de responsabilité, en menant la suite des opérations avec une indépendance absolue, de manière à traduire fidèlement l’expression des urnes et dans le respect primordial des intérêts supérieurs de la République du Cameroun. Au nombre des Osc, il y a Bechon Cyrille Rolande de Nouveaux droits de l’homme Yaoundé; Maximilienne Ngo Mbe du Redhac; Jean Claude Fogno du Mandela center international; Achileus Tardzenyuy du Fipdhd; Elisabeth Gelas Cradif; du Dr Hilaire Kamga de la Plateforme de la Société civile pour la démocratie; Amaduntarnteh Ngangpanxeh de Conscience Africaine; Dr Fohur Foguito de Positive génération; de Mapaya Souleymane de Action de solidarité pour le développement et la démocratie.
Les signataires, malgré la participation relativement faible ( moins de 50 %), distribuent les bons et les mauvais points liés à la tenue du scrutin..
Les mauvais points du scrutin
A l’issue de la journée de vote du 12 octobre 2025, des irrégularités majeures ont été observées. Il s’agit entre autres; de la publication très tardive de la liste électorale nationale et de la liste des bureaux de vote. Cette situation a eu pour conséquence, le fait que beaucoup d’électeurs ont eu de la peine à retrouver leurs noms sur les listes électorales, créant de la confusion dans certains centres de vote et pourrait impacter le taux de participation à cette élection; l’existence des nombreuses personnes décédées sur les listes électorales signalée dans plusieurs bureaux de vote: certains bureaux de vote ont commencé des opérations avec du retard à cause d’une vérification tardive du matériel électoral et du déploiement de la logistique humaine et matérielle: une faible présence des représentants de partis politiques dans plusieurs bureaux de vote, avec en prime l’exclusion et l’intimidation de certains scrutateurs, des bulletins de vote inégalement répartis dans certains bureaux de vote; dans certains bureaux de vote, l’absence de la signature des registres par les électeurs après leur vote; l’apposition des signatures des scrutateurs ou représentants des candidats sur les premières et dernières pages des Pv issus des bureaux de vote sauf sur les pages renfermant les résultats en faveur de chaque candidat, ce qui pourrait favoriser la falsification ultérieure desdits Pv avant leur transmission à l’organe national chargé de publier les résultats; la prolifération de nombreuses cartes de vote entre les mains des individus qui ont et/ou tenté de voter, à plusieurs reprises dans plusieurs bureaux de vote; des scènes de violence dans certains bureaux de vote du fait de l’opposition des électeurs aux irrégularités observées; des bourrages et des tentatives de bourrages des urnes dans certains bureaux de vote ; des altercations, à Garoua entre les citoyens sympathisants du candidat Issa Tchiroma Bakary et les forces de sécurité et de défense. Ces altercations auraient causé de nombreux blessés dans les deux camps et des dégâts matériels, notamment une voiture. appartenant à la Gendarmerie nationale incendiée.
Les bons points du scrutin
Des bureaux de vote accessibles; du matériel électoral disponible; bon accueil et orientation des électeurs, des personnes âgées et personnes handicapées;
le respect du cadre légal notamment en matière de: ouverture et fermeture des bureaux de vote, dépouillement, composition des commissions locales..
Aucune attaque de groupes séparatistes n’a été enregistrée dans le Noso, où les populations ont pu voter malgré des craintes et participer de manière disciplinée au dépouillement..Un intérêt accru des populations qui sont allées massivement à la rencontre des candidats au cours de la campagne électorale. Une campagne électorale relativement bien encadrée.Un déploiement conséquent des journalistes pour une information de qualité et en temps réel. Une implication des organisations de la société civile notamment dans l’éducation électorale, et dans la formation et le déploiement des observateurs électoraux.
Les populations des dix (10) régions du Cameroun ont pu librement exercer leur devoir citoyen et assurer la veille..Une présence responsable des forces de sécurité aux alentours des bureaux de vote.
Journaliste











