Ces deux responsables musulmans ont reçu l’onction d’exercer au cours d’une cérémonie chapeautée par le gouverneur du Centre, Naseri Paul Bea, représenté , au perron du Musée national le 26 août 2026.
Cette installation couplée se situe en droite ligne avec le renouvellement des instances et surtout du renforcement de la décentralisation sur le terrain, option choisie par cette Communauté islamique pour se déployer et mener efficacement ses missions. En installant les deux serviteurs d’Allah, le président de l’Union islamique du Cameroun (Uic), le Dr Ibrahim Moubarak Mbombo, s’est voulu on ne peut plus clair. Il a fait toute la lumière sur la trajectoire de vie de chacun de ses protégés. Il a commencé par El Hadj Nsangou Mohamed Moustapha Awolou, nommé par acte N°042/Uic/Cen/2020 , au poste de Grand imam, président du conseil régional de l’Uic pour la région du Centre.
Il l’a présenté comme un homme de foi, de consensus, connu pour son engagement et sa disponibilité. Ce responsable est né le 26 mai 1982 à Bafoussam, marié et père de plusieurs enfants. Il est par ailleurs un homme de science et de terrain, un grand produit de la respectable université Al-Azhar du Caire ainsi que celle de Médine. Titulaire d’un Master en langue arabe et en journalisme, le président du conseil régional de l’Uic pour la région du Centre est un érudit et professionnel multidimensionnel: imam, traducteur, journaliste, et directeur général de l’Institut islamique Siniyat.
Aujourd’hui chef d’entreprise, il a été cadre pendant 7 ans à la Société Bois du Cameroun. Serviteur acharné, il est le secrétaire général des diplômés d’Al-Azhar Cameroun, imam principal de la mosquée centrale N°2 de la Briqueterie Yaoundé. El Hadj Nsangou Mohamed Moustapha Awolou a une feuille de route très claire. Il devra œuvrer à renforcer l’unité, c’est-à-dire travailler avec toutes les sensibilités musulmanes de la région du Centre, les sensibilités qui adhèrent aux idéaux de paix, de dialogue, de construction d’une communauté islamique du Cameroun ouverte et acteur du développement.
Il devra aussi éclairer à mettre son savoir au service de la jeunesse en luttant contre la consommation des stupéfiants, contre l’extrémisme, l’obscurantisme et l’ignorance par l’éducation. En plus, il est appelé à servir en étant l’interlocuteur crédible des autorités administratives et des autres confessions. Il devra aussi développer en mettant son savoir-faire à contribution pour étendre la présence islamiqhe dans le Centre (les infrastructures scolaires, de santé et humanitaire de l’ordre islamique). Enfin, il devra communiquer pour donner une meilleure visibilité aux actions de l’UIC dans la Région du Centre et au-delà. Hajja Hadiza épse Alhadji Garba Larey Ndjoa
La deuxième responsable installée par le patron de l’Uic, le Dr Ibrahim Moubarak Mbombo,
est Hajja Hadiza épse Alhadji Garba Larey Ndjoa, à la tête du conseil régional des femmes de l’Uic pour la région du Centre par acte N°053/Uic/Cen/2025. Elle est le reflet de la femme camerounaise : une battante engagée et dévouée, une femme de foi également dont la détermination ne faiblit pas dans la flamme qui l’anime à écouter ses sœurs, les autres femmes, la jeune fille, pour leur formation spirituelle et encadrement dans plusieurs autres domaines de la vie, insertion et autonomisation dans la société. Elle est née le 29 juillet 1958 à Nanga Eboko dans la Haute-Sanaga et mère de plusieurs enfants. Son parcours professionnel parle pour elle : 35 ans de loyaux services au Fonader, au Crédit agricole et à la Beac où elle a terminé sa carrière en 2019.
Sa vie associative est édifiante car depuis 2015, elle est là présidente fondatrice du cercle des femmes musulmanes du Mfoundi, une plateforme de rencontre qui encadre et soutient déjà des centaines de femmes. Il en est de même de sa vie citoyenne. Elle est militante engagée du parti au pouvoir depuis 1994. Elle comptabilise pour les divers services à la nation dans plusieurs domaines, les reconnaissances et titres honorifiques tels que les médailles du travail en Vermeil, en argent et en or et chevalier, officier et commandeur dans l’ordre du Mérite camerounais. La feuille de route qui lui est présentée est un vrai challenge. Elle devra unir toutes les femmes musulmanes de la région; éduquer et former les jeunes filles et mamans aux valeurs de l’Islam, à la santé, et à l’autonomisation économique.
Elle est appelée aussi à participer activement à la lutte contre la dépravation des mœurs, la déperdition scolaire des jeunes filles, l’excision et veiller sur la santé de la mère et de l’enfant dans nos différents milieux. Elle doit servir les plus démunis à travers la solidarité, la zakat et les œuvres sociales. Elle doit aussi lutter contre les mariages précoces et encourager les jeunes couples à la conformité aux Lois de la République en célébrant le mariage civil. Enfin, elle doit représenter avec dignité la voix des femmes musulmanes du Centre auprès des autorités et des autres confessions.
A propos de l’Uic
Dr Ibrahim Moubarak Mbombo, en installant ses deux collaborateurs, a saisi l’opportunité pour présenter l’Uic.
“Cette communauté défend un islam de paix, de veille, de dialogue, de citoyenneté, de construction de l’unité et le développement, la promotion du bien-être et l’épanouissement des populations dans le Bien et l’intérêt de tous sans distinction”,
a déclaré son président. On a aussi appris que l’Uic est l’une des trois associations d’obédience islamique autorisées par décret présidentiel.
En tant qu’une Communauté religieuse, l’Uic s’est donnée pour missions, entre autres d’œuvrer pour la sauvegarde de la noble mission de l’Islam; d’assurer le bonheur spirituel et matériel de ses membres et fidèles; d’investir dans l’encadrement et l’orientation religieux des fidèles; la promotion des valeurs islamiques; la pratique convenable de l’Islam afin de placer ses bienfaits au service de l’humanité et la préservation du patrimoine culturel islamique et pour le bien républicain; de défendre la dignité et les intérêts du culte musulman; d’encourager la recherche de la connaissance, le dialogue interculturel et entre religions monothéistes, promouvoir le vivre-ensemble et l’harmonie sociale; initier et renforcer la solidarité entre les associations islamiques qui œuvrent pour un Islam de juste milieu loin de tout discours divisionniste, de haine, de tribalisme ou de violence sous quelque forme que ce soit; vulgariser la solidarité et le respect de la dignité; œuvrer pour l’encadrement, la protection et l’épanouissement de la femme musulmane et de la jeunesse, la promotion de la famille et de l’inclusion sociale. Maintenant, on attend les maçons au pied du mur.
Léopold DASSI NDJIDJOU














