Le ministre délégué à la présidence de la République chargé de la Défense (Mindef), Joseph Beti Assomo, accompagné d’une brochette de ses paires du gouvernement, a remis les clés de ce joyau architectural à Monseigneur Jean Mbarga, archevêque métropolitain de Yaoundé, le 28 juillet dernier.
Une cérémonie sobre mais empreinte de solennité avec la pertinence des discours et la qualité des invités autour du Mindef. Sur ce point, les ministres, Mounouna Foutsou de la Jeunesse et de l’éducation civique; Laurent Serge Etoundi Ngoa, de l’éducation de base ; Narcisse Mouelle Kombi, des Sports et de l’éducation physique et Pauline Nalova Lyonga, des Enseignements secondaires, représentée, ont tenu à vivre en direct, ce pas de géant que vient d’effectuer ce collège catholique dans sa dynamique d’équipement en matière sportive.
Dans son mot de circonstance, Joseph Beti Assomo a placé la construction du gymnase au cœur du lien étroit Armée-Nation. L’armée camerounaise, a-t-il précisé, est au service de l’Etat et de la Nation. Elle fait corps avec celle-ci, elle vit en étroite harmonie avec elle. Ce lien Armée -Nation demeure la pierre angulaire, mieux, la raison d’être de son action. Le Mindef a continué en soulignant que dès sa création à ce jour, l’armée camerounaise est formée dans cet esprit. La politique de Défense populaire vise à ce que l’armée évolue au sein de la Nation comme un poisson dans l’eau. Les ouvrages du génie militaire dans les villes, dans les campus et partout ailleurs, sont une des plus brillantes expressions du lien étroit entre l’armée et la Nation camerounaise.
Bien plus, Joseph Beti Assomo a rappelé que c’est en 2021 que le chef de l’Etat, chef des Forces armées, a donné son accord pour une convention de collaboration de 5 ans entre le Mindef et l’Archidiocèse de Yaoundé, permettant au génie militaire d’effectuer des travaux financés par les catholiques. Il a d’ailleurs brossé le bilan de cette collaboration en citant la construction de l’Église Saint-Jean Baptiste d’Olézoa en mai 2021; la construction d’un bâtiment R+3 de la section anglophone au collège de la Retraite en octobre 2021 ou le campus annexe de l’Inucasty à Etoudi en 2024. C’est dans ce cadre qu’ont été réalisés les travaux de construction d’un gymnase modulable en salle de fête au Collège bilingue la retraite de Yaoundé.
Au delà de ce que le gymnase est.
Le gymnase est moderne et c’est un euphémisme de le dire, et modulable offrant une capacité d’accueil de 500 places, implanté sur une emprise de 1100 m². Les travaux ont été lancés en décembre 2024 et ont duré 17 mois au lieu de 12 mois initialement prévus. On a appris que cet ajustement du calendrier s’explique par l’intégration des travaux supplémentaires.
Il s’agit notamment de la construction d’un château d’eau et d’un local pour groupe électrogène; d’un bloc toilettes supplémentaires et d’un escalier de secours ; la création d’un escalier de liaison reliant le gymnase au collège et le dallage complet de la cour principale. Toute l’assistance a fait le tour de l’installation à la suite du Mindef après que ce dernier ait remis les clés à Monseigneur Jean Mbarga. Le principal du collège de la Retraite, dans son mot de bienvenue, a indiqué que
l’inauguration de ce somptueux gymnase dépasse la simple ouverture d’un bâtiment.
“ Elle marque une étape importante dans le développement de notre établissement et surtout l’engagement de l’Archevêque à offrir aux élèves un cadre propice à leur croissance humaine, intellectuelle, spirituelle et physique”, a soupiré l’homme en soutane avant de déclarer que ce gymnase devient ainsi un espace où seront encore cultivés non seulement les performances sportives, mais aussi les vertus de discipline, de persévérance, de fraternité, de respect et de solidarité, “ce qu’on appelle chez nous le vivre ensemble”.
Pour terminer, il a émis le vœu que le gymnase puisse être un signe d’espérance qui ne trompe jamais pour la communauté éducative et un encouragement à poursuivre avec confiance la noble mission de former des citoyens compétents, des chrétiens convaincus et des artisans de paix.
Quant à Monseigneur Jean Mbarga, il a placé l’inauguration du gymnase, sous le berceau de la croissance intégrale de l’homme. Il est plus qu’un édifice.
“Vous avez érigé un monument au cœur de la ville qui témoigne de la capacité de votre persévérance et de votre patriotisme. Il est le résultat de notre communauté qui avance main dans la main, portée par une ambition commune. Créée au cœur du collège, un lieu de fécondité de notre unité”, a déclaré in extenso l’homme de Dieu.
À l’adresse des élèves en congé, il a précisé que le gymnase ne doit pas être considéré uniquement comme un lieu de dépense physique. Il souhaite qu’il soit pour chaque élève le laboratoire de sa croissance intégrale.
“Ici vous ne musclez pas seulement vos corps, vous y forgerez votre esprit. C’est ici que vous apprendrez la discipline, le respect de l’adversaire, le fair-play, la force de l’équipe et le goût du dépassement de soi”, a-t-il martelé.
Il a terminé en soulignant que le gymnase est un lieu de vérité. On ne peut y tricher. On se présente tel que l’on est sans masque face à ses propres efforts et face à ses limites. Quant au directeur du génie militaire, le colonel
Jean Héribert Nko’o Nko’o, le patron du génie militaire, a dit qu’à date, l’infrastructure est pleinement disponible et a été mise en service depuis trois mois. Et que le génie militaire garantit l’entretien et le suivi pendant une année comme le dit la loi. Ce succès témoigne de l’efficacité opérationnelle des militaires et du partenariat avec l’archidiocèse qui n’a lésiné sur aucun effort pour mettre les travailleurs à l’aise sur le chantier.

Le génie militaire
Dans son discours, le Mindef a rappelé que le génie militaire est au service de l’Etat et de la Nation . Qu’il n’est ni une entreprise qui soumissionne à des appels d’offres, ni une agence de financement des projets publics ou privés. Il ne recherche pas le profit mais exécute plutôt les travaux qui lui sont confiés à leurs coûts réels, sur autorisation préalable et expresse du chef de l’État, chef des Forces armées.
Les ouvrages que le Génie militaire exécute, à l’exemple du gymnase du collège bilingue la Retraite, sont intégralement financés par leurs promoteurs. Joseph Beti Assomo a déclaré fermement, qu’on ne peut solliciter le génie militaire et le ministère de la Défense que si l’on dispose des ressources et des moyens financiers pour exécuter les travaux dont on rêve.
Dans la foulée, il a remercié les ordres religieux du pays, toutes obédiences confondues, pour l’accompagnement spirituel qu’elles dispensent aux armées aux quatre coins du pays à travers leurs aumôneries et plus particulièrement dans les zones d’opérations militaires où les hommes côtoient au quotidien le danger et la mort loin de leur famille pour servir la patrie.
Cet accompagnement spirituel est vivement apprécié par le haut commandement militaire. Le Cameroun est certes constitutionnellement laïc, mais le Cameroun n’est pas un État athée. D’ailleurs, Monseigneur Jean Mbarga est aumônier aux armées, de la conférence épiscopale nationale du Cameroun. Le Mindef a terminé en magnifiant la collaboration et le partenariat entre le ministère de la Défense et l’archidiocèse de Yaoundé.















