Chapeauté par l’organisation de l’aviation civile internationale (Oaci) et financé par l’Union européenne (Ue), un atelier d’étude y afférent se tient à Yaoundé du 31 août au 1 septembre 2026.
C’est une école qui concerne 12 pays africains dont le Cameroun et la Guinée Équatoriale en Afrique centrale. Cette étude va s’étendre sur une période de six mois.
“Nous avons le privilège d’accueillir deux experts de niveau mondial…Ils sont venus nous expliquer les aspects techniques des carburants d’aviation durables, leurs filières de production, ainsi que les exigences relatives à leur durabilité et à leur certification”,
ainsi, Paule Avomo Assoumou Koki, la directrice générale de la « Cameroon civil aviation authority (Ccaa) », dévoilait le contenu pédagogique de deux jours aux participants venus des différentes administrations. Elle a ajouté qu’il s’agit d’explorer les conditions dans lesquelles une filière nationale de carburants d’aviation durables (Saf), respectueuse des exigences de durabilité, pourrait être développée afin de permettre, à terme, aux compagnies aériennes nationales comme aux compagnies étrangères desservant le Cameroun de s’approvisionner localement en carburants durables.
Dans la foulée de ses propos de lancement de ce projet, elle leur prescrivait la bonne attitude pour tirer le meilleur des deux experts de renommée mondiale.
“Questionnons-les et confrontons nos réalités à leur expertise. Partageons nos données, nos études, nos expériences de terrain et nos contraintes. La qualité et la richesse de nos échanges permettront au consultant chargé de réaliser l’étude de faisabilité de mieux orienter ses recherches, de cerner avec précision les réalités de notre pays et de nous soumettre une étude rigoureuse, pertinente et utile à la décision”,
recommandait-elle avec une bonne dose d’espoir.
En parlant des objectifs de l’étude de faisabilité, elle a annoncé qu’elle permettra de déterminer si une production de carburants d’aviation durables (Saf) est techniquement, économiquement et environnementalement viable au Cameroun et, le cas échéant, à partir de quelles ressources, au moyen de quelles technologies et avec quels investissements.
Elle a renchéri en soulignant que les conclusions de l’étude serviront de base à l’élaboration d’une stratégie nationale et d’une feuille de route adaptées. Paule Avomo Assoumou Koki a été on ne peut plus clair sur la détermination du Cameroun de s’arrimer aux exigences de l’Oaci, notamment les nocivités liées à l’aviation, à l’exemple de la limitation du bruit des aéronefs ; les émissions de leurs moteurs ; les émissions de Co₂ des avions ; et le régime de compensation et de réduction de carbone pour l’aviation internationale, plus connu sous le nom de Corsia.
La promotion des Saf constitue ainsi une nouvelle étape de l’action engagée par l’Oaci et ses États membres pour rendre le transport aérien plus respectueux de l’environnement.

Des partenaires engagés
A cette ouverture, le ministre des Transports et celui de l’Environnement, de la protection de la nature et du développement durable, étaient représentés, tout comme l’ambassadeur de l’Union européenne au Cameroun.
Pour Sébastien Dibling, le chef des opérations de coopération de l’Union européenne au Cameroun, l’objectif , c’est de voir le potentiel du Cameroun s’investir sur la chaîne de valeur de Saf, qui au-delà de la réduction du Co², peut être réellement une surveillance de croissance pour l’économie, source de création d’emplois en valorisant un certain nombre de ces matières premières. Le financement s’élève à 4 millions d’euros pour les 12 pays africains.
“Aujourd’hui, nous lançons un atelier qui rassemble l’ensemble des acteurs qui sont concernés par cette question des carburants d’aviation durables. C’est une question très transversale mais également très technique parce que si on parle de durabilité d Cela concerne différents secteurs: l’agriculture, l’énergie, la recherche”,
a annoncé la patronne de Ccaa. Le directeur régional du bureau Afrique occidentale et centrale (Wacaf) de l’Oaci ; le coordonnateur du projet Act-Saf de l’Oaci ; étaient entre autres de la partie.














