C’est le substrat du discours d’ouverture du président du conseil électoral, Enow Abrams Egbe, à l’aune de la 3e session ordinaire le 30 septembre dernier à Yaoundé.
“ Cette session nous offre l’occasion de faire le point sur les travaux entrepris depuis notre dernière réunion, d’examiner les défis rencontrés et, surtout, de veiller à rester mobilisés et bien préparés pour les prochaines échéances électorales”,
a déclaré Enow Abrams Egbe à l’entame de la session.
En plus de ceci, le patron d’Elecam a ajouté qu’il convient d’évaluer soigneusement les résultats des activités menées depuis la dernière session et d’en tirer les enseignements qui orienteront les actions futures de l’institution électorale.
Bien plus, l’action du Conseil électoral s’inscrit également dans une dynamique d’ouverture et de coopération, aussi bien au niveau sous-régional qu’international. Ainsi au niveau régional, Enow Abrams Egbe a salué les résultats de la rencontre du Réseau des organes de gestion électorale en Afrique centrale ( Rogeac), tenue à Kinshasa du 15 au 17 septembre derniers, à laquelle a pris part une délégation du Conseil électoral conduite par l’Honorable Belle Amougou Dieudonné.
Au niveau international, le président du Conseil électoral, a révélé avoir été invité par la Commission électorale centrale de la Fédération de Russie à participer, avec l’honorable Haman Dahirou, à l’observation des élections parlementaires russes ainsi qu’à une conférence internationale organisée en marge de cette consultation.
A côté de ceci, il y a l’examen du rapport trimestriel d’activités de la direction générale des élections, au titre de la période de juillet à septembre 2026. Enow Abrams Egbe a rappelé par ailleurs que les consultations électorales de 2025 ont permis à Elecam de consolider son expérience et de renforcer ses capacités opérationnelles.
Que dans le prolongement des ajustements apportés au calendrier électoral, les prochaines élections législatives et municipales constituent désormais une échéance majeure à laquelle Elecam doit se préparer avec sérieux. Leur organisation simultanée dans les 58 départements et les 360 communes, avec un même corps électoral, représente un défi important.
“Elle appelle une préparation rigoureuse, une logistique adaptée et une mobilisation soutenue de l’ensemble de nos équipes, notamment à travers notre réseau de plus de 36 000 bureaux de vote”,
a déclaré le patron d’Elecam in extenso avant de préciser que le Conseil examinera, dans le même temps, la situation de l’exécution du budget en cours. Il a en outre poursuivi en indiquant que la démarche d’Elecam peut se résumer en trois mots : anticiper, préparer et corriger à temps car la crédibilité d’une institution électorale se construit dans la durée.
La responsabilité de l’institution électorale est claire :
“consolider ce qui fonctionne, corriger ce qui doit l’être et préparer, avec méthode et sérénité, les prochaines échéances électorales”,
a martelé celui qui fut autrefois gouverneur.
Il est aussi question de poursuivre l’ouverture d’Elections Cameroon à l’échange, à l’apprentissage et à la coopération, aux niveaux national, sous-régional et international. Il a fini en saluant l’engagement des équipes d’Elecam sur l’ensemble du territoire, ainsi que la collaboration avec ses différents partenaires : partis politiques, administration, autorités traditionnelles et religieuses, société civile et médias.
Léopold DASSI NDJIDJOU