Le 14 septembre dernier, la native de Douala qu’on appelle affectueusement dans les couloirs du Congrès “ la reine africaine”, a reçu les hommages de l’honorable Jonathan L. Jackson de l’Illinois.
C’était au cours des travaux et débats de la première session de la Chambre des représentants du 119e Congrès en cours depuis le 3 janvier 2025 jusqu’au 3 janvier 2027. Fait important, au cours de ce congrès, les lois sur le commerce entre les États-Unis et l’Afrique, a l’exemple de l’Agoa sont en train d’être renégociées. Et c’est précisément là où toute son expertise est tant sollicitée à Washington.
“ Monsieur le Président, je prends la parole aujourd’hui pour saluer et honorer Angelle Brigitte Kwemo, avocate accomplie, stratège en commerce international et en investissement, figure influente au Congrès et ardente défenseure d’un pont économique plus solide entre l’Afrique, la diaspora africaine et les États-Unis”,
a déclaré Jonathan L. Jackson et d’enchaîner qu’il y a ceux dont le travail s’accomplit sous les projecteurs de l’attention publique, et ceux qui œuvrent en coulisses, bâtissant l’architecture sur laquelle reposent des politiques pérennes et des partenariats durables.

Depuis plus de vingt ans, Angelle Kwemo s’illustre parmi ces derniers, conjuguant les univers du droit, de la diplomatie, du commerce, du développement et du service public avec la conviction profonde que l’avenir de l’Afrique doit se façonner non pas en marge des affaires mondiales, mais en leur cœur même.
Directrice adjointe de cabinet à la Chambre des représentants
Aujourd’hui, Angelle Brigitte Kwemo occupe le poste de directrice adjointe de cabinet à la Chambre des représentants des États-Unis, apportant au Capitole une vaste expérience qui transcende les continents et les secteurs. Son travail législatif, reconnaît le député, a porté sur l’Afrique, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, ainsi que sur le commerce international, la diplomatie économique, les minéraux critiques et les partenariats stratégiques.
“ Dans le cadre de ces dossiers, elle a contribué aux initiatives du Congrès concernant l’Agoa (loi sur la croissance et les opportunités en Afrique), la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), les relations entre les États-Unis et le Kenya, les chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques et le renforcement de l’engagement auprès de la diaspora africaine”,
a souligné l’honorable Jonathan L. Jackson devant ses pairs.
Angelle Brigitte Kwemo a auparavant travaillé auprès des membres de la Chambre des représentants, notamment le député Bobby L. Rush (Illinois), et a consacré des années à façonner les politiques relatives au commerce et aux relations économiques entre les États-Unis et l’Afrique.
Un engagement sans faille pour libérer le potentiel de l’Afrique
Alors que l’action publique se résume trop souvent à des documents et des procédures, Mme Kwemo a cherché à rapprocher la législation des réalités du terrain : entrepreneurs en quête de capitaux, agricultrices cherchant des débouchés, entreprises à l’affût d’opportunités et nations désireuses de nouer des partenariats mutuellement bénéfiques.
Elle a poursuivi cette mission en fondant le groupe AStrategik, conseillant gouvernements, grandes entreprises et partenaires du développement sur les questions d’investissement, d’accès aux marchés et d’engagement stratégique à travers l’Afrique. Cette dame de coeur a également créé « Believe in Africa », une organisation réunissant chefs d’État, ministres, dirigeants d’entreprise, entrepreneurs et investisseurs autour d’un objectif commun : libérer le potentiel économique de l’Afrique grâce au commerce, à l’entrepreneuriat et aux partenariats. C’est sans doute à travers l’initiative « African Women in Agriculture and Art » (Femmes africaines dans l’agriculture et l’art) que cet engagement s’exprime avec le plus de force.
Grâce à ce programme, des centaines de milliers de femmes en milieu rural ont pu intégrer des réseaux visant à faciliter leur accès à la formation, au financement et aux marchés. Ce faisant, Mme Kwemo a mis en lumière une vérité trop souvent négligée : l’avenir du développement économique ne se jouera pas uniquement dans les conseils d’administration et les ministères, mais aussi dans les fermes, les villages, les ateliers et les petites entreprises où des femmes travaillent chaque jour pour faire vivre leurs familles et transformer leurs communautés.
Ses contributions lui ont valu une large reconnaissance, notamment des distinctions dans les domaines du service public et des affaires internationales, des hommages de la part de dirigeants du Maryland et de Washington D.C., ainsi que sa présence parmi les professionnels noirs éminents et les membres influents de la diaspora africaine œuvrant dans le commerce international. Elle a également partagé son expertise auprès du grand public via des médias tels que Cnn, la Bbc, France 24, Voice of America, Forbes Afrique et d’autres plateformes internationales.
Un parcours académique exemplaire à partir du Cameroun

Titulaire d’un master en droit du Washington college of Law (American university), elle a également fait des études juridiques approfondies en droit des activités économiques à l’université de Rouen, en France. Un début chez Bestaux, puis cheffe du contentieux maritime du groupe Bolloré au Cameroun, Directrice Juridique Geodis Overseas, puis départ en 2001 pour les USA.
Née le 26 juin 1967 à Douala, elle a travaillé 7 ans au Congrès américain comme conseillère législative où on l’appelle à Washington “la reine africaine ».
“ C’est donc pour moi un honneur de saluer Angelle Brigitte Kwemo pour ses contributions exceptionnelles au service public, à la coopération économique internationale, aux relations entre les États-Unis et l’Afrique, ainsi qu’à l’essor des communautés de la diaspora africaine”.
a déclaré in extenso l’honorable Jonathan L. Jackson avant de formuler le vœu que son exemple puisse rappeler sans cesse à tous que lorsque le savoir s’allie à une vision, et l’opportunité au service d’autrui, la distance entre les continents peut se transformer en un pont vers une prospérité partagée.
Léopold DASSI NDJIDJOU














