
Au quartier Rue Manguiers Alpha à Yaoundé, l’Institut de formation professionnelle de beauté Le Beau a célébré ce lundi 26 octobre 2026 sa 7e cuvée. Une initiative privée qui fait de la beauté un véritable levier d’emploi et d’auto-insertion.
La beauté est un levier d’emploi à l’Institut de la formation professionnelle de beauté Le Beau. La 7ème cuvée est constituée de jeunes, principalement des jeunes filles et un garçon, prêts à affronter le monde du travail. De l’aveu même du promoteur, ils sont formés pour être insérés, et non seulement pour obtenir des diplômes.

Pendant un an, ces apprenants ont été formés aux métiers porteurs du secteur de la beauté : esthétique, coiffure, onglerie, maquillage professionnel et soins du corps. Des métiers où le besoin est immédiat et où l’auto-emploi est possible dès la sortie.
« Nous ne formons pas des chômeurs de plus, nous formons des chefs d’entreprise »,
a déclaré le promoteur Tsayem Fouogoua Champlain devant un parterre d’invités, de parents et de professionnels du secteur.

« Les mots me manquent, car nous avons surmonté beaucoup de difficultés cette année »,
a confié le promoteur et d’ajouter que:
« C’est gratifiant de voir ces jeunes rayonner aujourd’hui dans leurs toges. Je leur tire le chapeau, ainsi qu’à l’ensemble du staff qui était au plus près pour l’encadrement. La 8e promotion va commencer sous peu ».
Sept ans de constance

Cette 7e édition confirme la régularité d’une initiative privée qui pallie, à son niveau, le déficit de formation professionnelle. Créés en 2019 et agréés par le ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle, les instituts Le Beau proposent des formations diplômantes donnant droit au Dqp (Coiffure professionnelle, Esthétique cosmétique, Onglerie et Maquillage professionnel) et des formations à la carte d’un à six mois.
« On ne peut pas sortir de là et chômer »,
assure le promoteur. En sept ans, l’institut revendique plusieurs dizaines de jeunes formés, dont une majorité a ouvert son propre atelier à Yaoundé.
Léopold DASSI NDJIDJOU
Réactions des récipiendaires
Mekongo Zomo, formée en Esthétique et en coiffure

« Je suis prête »
« Il y a un an, je ne savais même pas tenir un peigne. Aujourd’hui, je peux coiffer, faire des tissages, des colorations. Dès la semaine à venir, je compte m’installer à mon propre compte surtout qu’au cours du stage professionnel, j’ai compris que suis prête. Je remercie Monsieur Tsayem et tout le staff pour l’assistance au cours de la formation. »
Ngono Ndongo Alexandre, diplômé en coiffure homme

« M’installer à mon propre compte »
« Je demande aux jeunes gens qui sont oisifs dans les quartiers de venir se faire former. Au début, je n’y croyais pas. En me voyant formé et diplômé à la profession de coiffeur, cela force le respect de mes amis. C’est un métier qui nourrit son homme. Je remercie le promoteur de cette Institut qui nous a tant donné. Je n’oublie pas nos encadreurs. J’envisage déjà les voies et moyens pour m’installer à mon propre compte »
Nana Sandra, épse Tayouo ; diplômée : prothésiste ongulaire et maquilleuse professionnelle

« Je peux maintenant maquiller pour des mariages »
« J’ai connu l’Institut le beau sur les réseaux sociaux. Au début, je ne savais même pas tenir un pinceau à maquillage ainsi qu’une lime en onglerie. Au débit, ce n’était pas facile, vraiment pas du tout. Mais avec les encouragements et les conseils de nos responsables, j’ai pu tenir jusqu’à la fin. Aujourd’hui, je suis fièr des connaissances acquises à l’Institut de beauté le Beau. Le monde de l’emploi est là et je suis prête. Les connaissances doivent se faire valoir sur le terrain. L’onglerie c’est un art. J’ai appris la pose de capsules, le vernis permanent, « le nail art ». Les filles du quartier viennent déjà me chercher. Ici j’ai appris le vrai travail professionnel : maquillage de jour, de soirée, de mariée. Ce n’est plus du bricolage. Je peux maintenant maquiller pour des mariages. Je souhaite longue vie à l’Institut et à ses dirigeants »
Kepouo Aminetou, diplômée en Esthétique

« Je peux prendre en charge une cliente de A à Z »
« Avant, je pensais que l’esthétique c’était seulement mettre du vernis. J’ai appris les soins du visage, le massage, le traitement des imperfections. Je peux prendre en charge une cliente de A à Z. Je remercie le fondateur de l’Institut et nos encadreurs. Je demande aux jeunes sans emplois de venir se faire former dans la filière de leur choix. Il n’y a pas de petit métier ni de sot métier ».
Assougna Séraphine Lydie : diplômée en Esthétique et Coiffure

« Ce n’était facile au début, mais j’ai tenu »
« J’en avais assez de rester à la maison. Je suis venue à l’Institut de formation professionnelle de beauté Le Beau. Un an après, j’ai un diplôme de qualification professionnelle en poche. Aujourd’hui, en matière d’esthétique et de coiffure, je peux avouer modestement que j’ai toutes les aptitudes requises. Ce n’était facile au début, mais j’ai tenu. En attendant de m’installer à mon compte, les adeptes du beau, de ce qui est soigné, savent que je suis là pour leur satisfaction. Merci à l’Institut pour cette formation de qualité. »
Propos recueillis par L.D.N.









