Le deuxième atelier sur cette ouverture a eu lieu le 29 septembre dernier à la résidence du Haut commissaire de Grande Bretagne au Cameroun à Yaoundé.
Cet atelier a réuni les représentants des cellules anti-corruption et des institutions publiques dans le but d’explorer des outils pratiques pour renforcer l’intégrité, la redevabilité, l’efficacité du service public et la confiance des citoyens.
Le vice-président de la Commission nationale anti-corruption du Cameroun ( Conac), le professeur François Anoukaha, s’est voulu clair à l’ouverture des travaux.
“ Il s’agit ici de rappeler aux agents du service public les grandes valeurs du Commonwealth que sont l’intégrité, le service gratuit lorsqu’il s’agit du service public et lorsque la prestation n’est pas payée, le compte-rendu et la recevabilité”,
a déclaré le praticien du droit avant d’affirmer qu’un agent public, doit toujours avoir à l’esprit que les différents actes qui sont posés, il doit en rendre compte. Ce qui laisse entendre que ce compte rendu peut entraîner un jugement de valeur.
“Je pense qu’avec ces deux séminaires, le premier à déjà eu lieu en août, il est important d’inculquer ces grandes valeurs du Commonwealth aux agents, ces valeurs qui sont en réalité des valeurs universelles”,
a conclu le professeur de droit.
Quant à la partie britannique, représentée par le Haut-Commissaire de Grande-Bretagne, Matt Woods, il a indiqué que l’appartenance commune au Commonwealth avec le Cameroun est quelque chose d’important car la philosophie qui encadre cette appartenance est celle de partage.
” Il s’agit du partage des informations, de partages diplomatiques, de partages d’expériences: ce sont des valeurs. Je pense que le vice-président de la Conac a bien expliqué pourquoi on doit s’impliquer dans la lutte contre la corruption. C’est un fléau qui affecte tous les pays du monde et pour le combattre, il faut qu’on le fasse ensemble”,
dit-il et de poursuivre que l’idée de l’atelier est là,
« le partage de cette expérience, des scénarios pratiques pour vraiment voir comment on peut améliorer les expériences mutuelles, pour voir comment on peut améliorer nos compétences dans ce domaine. »
Pour terminer, il a souligné qu’avec la Conac, le Haut-commissariat va voir ce qu’elle peut faire pour appuyer les efforts.
Léopold DASSI NDJIDJOU
Réactions des participants
Mme Kakmeni Fluviane. Inspection générale des services au ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle.
*Nous avons été édifiés sur les différentes étapes des outils de perception de la corruption «
« C’est la première fois d’assister à un séminaire sur les valeurs que préconise le Commonwealth pour lutter contre la corruption..J’ai trouvé l’atelier très intéressant. J’ai eu des enseignements sur la manière d’identifier les marqueurs d’intégrité au sein d’une administration, comment est-ce qu’on peut lutter quand on a déjà identifié ces marqueurs. Nous avons été édifiés sur les différentes étapes des outils de perception, telles que la démoralisation, la radicalisation, la normalisation, l’étape de crise. »
Oumarou Kote, Inspecteur principal des douanes. Expert de l’Organisation mondiale des douanes en développement de l’intégrité.
» Développer l’intégrité pour combatte efficacement la corruption »
« Merci à ma hiérarchie qui a bien voulu que je la représente à ce atelier..Merci au Haut Commissariat de Grande Bretagne qui nous a permis d’avoir de nouveaux outils et de nouvelles démarches à l’effet de développer l’intégrité à l’effet de lutter plus efficacement contre la corruption dans nos administrations respectives. Je souhaite que ce genre de rencontre se multiplie pour qu’il ait suffisamment d’échanges d’expériences parce qu’il y a plusieurs départements ministériels ici et pour la circonstance, je m’en réjouis énormément. »
Ndichengoh Rahimu Kwenui, en service au ministère des Transports.
» C’était une grande opportunité de participer à ce grand atelier. »
« C’était un bon moment d’échange des expériences à cet atelier où j’assiste à une formation sur comment lutter contre la corruption. C’est la première à laquelle j’assiste et j’ai beaucoup appris. J’ai appris sur les différentes étapes pour identifier les différents niveaux de la corruption au sein d’une institution. J’ai aussi appris comment et quelles méthodes suivre. J’ai appris des stratégies qui peuvent m’aider à le faire. C’était une grande opportunité de participer à ce grand atelier. »
Propos recueillis par L.D.N.